Le droit à l’oubli sur le Web

Récemment, une petite bombe a retenti dans le monde du droit. Pour la première fois, un tribunal invoquait le « droit à l’oubli » pour contraindre Google à supprimer certains liens de ses résultats de recherche.

Et bien évidemment, tous les auteurs juridiques se sont félicités de cette merveilleuse avancée dans la protection des personnes face au monstre vorace qu’est Internet.

Tous, sauf un.

Votre serviteur s’est insurgé contre cette poudre aux yeux. En effet, ces mesures ne servent à rien.

 

Pire, elles ont l’effet inverse de celui escompté.

Petit exemple pour appuyer mon propos : une recherche sous Google avec les termes « laetitia swallows » ne devrait vous donner quasiment aucun résultat ( enfin, si, les articles que moi et mes confrères avons écris sur le sujet ). Google a été obligé, en mars 2011,  de supprimer tous les résultats pointant vers le film à caractère pornographique en question. Pour quel résultat un an plus tard ? Je vous laisse constater par vous-même.

 

Aller en justice pour faire valoir votre droit à l’oubli est inopérant, voir néfaste. Il est quasiment impossible de rattraper une vidéo diffusée sur le Web, c’est pour cela qu’il faut éduquer nos jeunes, leur apprendre à faire les bons choix dans ce qu’ils diffusent.  La CNIL a de bonnes idées sur ce sujet. Les tribunaux, non.